Couple français discutant de leur projet de crédit immobilier devant un écran

Vous venez de signer un compromis. Les semaines filent. Et là, vous réalisez que le courtier que vous avez contacté ne répond plus depuis trois jours. Ce scénario ? Je l’observe trop souvent. Selon une étude OpinionWay de mai 2025, 38 % des Français passent désormais par un courtier pour leur crédit immobilier. Chez les moins de 35 ans, ce chiffre grimpe à 54 %. Mais entre un courtier qui vous fait gagner 0,3 point de taux et un autre qui laisse votre dossier traîner trois semaines, l’écart est colossal. Des plateformes comme Pretto ont bâti leur modèle sur la transparence. D’autres restent floues sur leurs pratiques. Comment faire le tri ?

L’essentiel pour choisir votre courtier en 30 secondes

  • Vérifiez le nombre réel de banques contactées pour VOTRE dossier, pas le total affiché
  • Exigez la transparence sur la rémunération (commission bancaire, frais client, ou les deux)
  • Testez la réactivité AVANT de signer : un bon courtier répond sous 24h
  • Privilégiez un courtier spécialisé dans votre profil (primo-accédant, SCI, auto-entrepreneur)
  • Inscription ORIAS obligatoire : vérifiable en 30 secondes en ligne

Pourquoi la qualité du courtier change tout dans votre projet

Le marché du crédit immobilier a rebondi de 50 % sur les cinq premiers mois de 2025 selon le panorama de la Banque de France. Traduction concrète : les banques sont à nouveau dans la compétition. Et c’est précisément dans ce contexte qu’un courtier compétent peut vous faire économiser des milliers d’euros sur la durée de votre prêt.

Soyons clairs : tous les courtiers ne se valent pas. L’erreur que je rencontre le plus souvent ? Choisir le premier courtier venu parce qu’il a été recommandé par l’agent immobilier. Ça ne veut rien dire. L’agent touche parfois une commission sur cette recommandation. Je ne dis pas que c’est systématique, mais ça arrive.

7,3/10

Note moyenne de satisfaction des Français ayant utilisé un courtier

Cette note de satisfaction cache des réalités très contrastées. Dans mon expérience d’accompagnement d’emprunteurs, les clients satisfaits avaient tous un point commun : ils avaient posé les bonnes questions avant de s’engager. Les autres ? Ils avaient signé un mandat les yeux fermés.

Les 5 critères qui séparent un bon courtier d’un intermédiaire médiocre

Avant même de comparer les courtiers, assurez-vous de maîtriser les choses à savoir sur le crédit immobilier : taux nominal, TAEG, assurance emprunteur. Sans ces bases, vous ne pourrez pas évaluer la qualité des offres qu’on vous présente.

La transparence sur les partenariats bancaires réels

Mon avis : la réactivité compte autant que le réseau bancaire. Mais commençons par ce réseau. Quand un courtier affiche « 100 banques partenaires », posez la question qui dérange : combien seront réellement contactées pour mon dossier ?

Vérifier les partenariats réels d’un courtier en quelques clics



Dans mon expérience d’accompagnement d’emprunteurs, je constate régulièrement que beaucoup ne vérifient pas le nombre réel de banques contactées par leur courtier. Ce constat, limité à ma pratique en Nouvelle-Aquitaine, montre que cette vérification peut révéler des écarts significatifs dans les conditions obtenues.

Cas concret : Émilie, cadre commerciale à Lyon

J’ai accompagné Émilie, 34 ans, pour un achat à 280 000 € en région lyonnaise. Son premier courtier affichait « 100+ banques partenaires » sur son site. En creusant, elle a découvert que seulement 4 établissements avaient été réellement sollicités. Le taux proposé ? 0,4 point au-dessus du marché. Après changement de courtier et 7 banques démarchées, elle a obtenu 0,35 point de moins. Sur 20 ans, ça représente plusieurs milliers d’euros.

La spécialisation par profil emprunteur

Un primo-accédant n’a pas les mêmes besoins qu’un investisseur en SCI. Un auto-entrepreneur présente un dossier plus complexe qu’un cadre en CDI. Franchement, méfiez-vous des courtiers qui prétendent tout maîtriser avec la même aisance.

Selon la FAQ officielle de l’ACPR, le courtier doit fournir un conseil motivé et préciser les raisons qui motivent ses propositions. Cette obligation suppose une connaissance fine de votre situation. Un courtier généraliste aura plus de mal à défendre un dossier atypique.

Quel type de courtier pour votre profil ?

  • Primo-accédant :
    Priorité à l’accompagnement pédagogique et l’accès au PTZ. Cherchez un courtier patient qui explique chaque étape.
  • Investisseur locatif :
    Priorité à l’expertise fiscale et la rapidité d’exécution. Vérifiez l’expérience sur les montages SCI.
  • Profil atypique (auto-entrepreneur, CDD) :
    Priorité à la spécialisation sur les dossiers complexes. Demandez des références de cas similaires traités.
  • Achat avec délai serré :
    Priorité à la réactivité et au réseau bancaire large. Testez le temps de réponse dès le premier contact.

La réactivité et les canaux de contact

La réactivité se teste avant de signer. Envoyez un email ou un SMS un samedi matin. Si vous n’avez aucune réponse avant le lundi soir, c’est un signal. Dans la vraie vie, les moments critiques de votre achat tomberont rarement un mardi à 14h.


  • Premier contact et collecte des pièces

  • Étude complète du dossier et simulation

  • Premiers retours bancaires

  • Offres de prêt comparées et négociées

  • Signature de l’offre définitive

Cette timeline correspond à un courtier efficace. Dans les dossiers que je vois, un courtier moyen met plutôt 6 à 8 semaines. Ça peut faire capoter un compromis si les délais sont serrés.

Pretto : une approche transparente du courtage immobilier

Le problème de l’opacité que nous venons d’identifier constitue précisément le point de départ du modèle de Pretto. Cette plateforme de courtage digital a construit son approche autour d’un principe affiché : « Tout ce qu’on sait, vous le savez. »

La comparaison multi-bancaire permet d’identifier les meilleures conditions



Concrètement, Pretto compare les offres de 125 banques au niveau régional et national. L’équipe compte 80 courtiers experts spécialisés par type de projet : primo-accédants, investisseurs en SCI, auto-entrepreneurs. Cette spécialisation répond directement au critère de compétence par profil évoqué précédemment.

Fonctionnement Pretto en pratique : Simulation en ligne en 3 minutes, analyse personnalisée par un courtier dédié, mise en concurrence auprès des banques partenaires, accompagnement jusqu’au déblocage des fonds. Disponibilité 6 jours sur 7 par SMS, email et téléphone.

Le simulateur algorithmique de Pretto permet une comparaison en profondeur des offres bancaires. L’objectif affiché : identifier la meilleure offre au bon moment, en partageant l’ensemble des propositions reçues. Cette visibilité totale sur les offres du marché constitue le différenciateur principal de la plateforme.

Les questions à poser avant de signer un mandat de courtage

Un bon courtier ne craindra pas ces questions. Au contraire. Attention au piège classique du « faites-moi confiance » sans réponse concrète.

Les 7 questions à poser avant de signer



  • Combien de banques allez-vous contacter spécifiquement pour mon dossier ?


  • Quelle est votre rémunération : commission bancaire, frais client, ou les deux ?


  • Le mandat est-il exclusif ou puis-je consulter d’autres courtiers en parallèle ?


  • Quel est votre délai moyen pour obtenir une offre de prêt ferme ?


  • Avez-vous déjà traité des dossiers similaires au mien (profil, montant, région) ?


  • Comment me tiendrez-vous informé de l’avancement (fréquence, canal) ?


  • Les frais de courtage sont-ils dus même si je ne trouve pas de financement ?

L’inscription ORIAS est un prérequis légal, pas un gage de qualité. Selon le registre officiel ORIAS, l’immatriculation des intermédiaires en opérations de banque est obligatoire. On dénombre 35 020 inscriptions IOBSP en France. Vérifiez en 30 secondes que votre courtier y figure, mais ne vous arrêtez pas là.

Les 3 réponses qui doivent vous alerter :

  • « On contacte toutes nos banques partenaires » → Demandez le nombre exact pour VOTRE dossier
  • « Les frais, on verra à la fin » → Exigez un écrit avant de signer quoi que ce soit
  • « Signez d’abord, je vous explique après » → Fuyez immédiatement

La formation continue des courtiers est obligatoire : 7 heures minimum par an selon l’ACPR. Vous pouvez demander une attestation. Un courtier qui refuse de la fournir cache peut-être quelque chose.

Vos questions sur le choix d’un courtier immobilier

Un courtier est-il vraiment gratuit ?

Ça dépend. Certains courtiers se rémunèrent uniquement via la commission versée par la banque. D’autres facturent des frais au client (généralement entre 1 000 et 2 500 €). Les deux modèles existent et sont légaux. L’essentiel : que ce soit clairement explicité avant signature du mandat.

Puis-je consulter plusieurs courtiers en même temps ?

Oui, sauf si vous avez signé un mandat exclusif. Lisez attentivement les clauses d’exclusivité avant de vous engager. Un mandat non exclusif vous laisse libre de comparer. C’est souvent préférable pour un premier achat.

Comment vérifier qu’un courtier est fiable ?

Trois vérifications rapides : inscription au registre ORIAS (obligatoire), avis clients sur des plateformes indépendantes, réponses concrètes aux 7 questions listées dans cet article. Un courtier qui esquive ces points mérite votre méfiance.

Quelle différence entre courtier en ligne et courtier physique ?

Le courtier en ligne offre souvent plus de réactivité et un suivi digital permanent. Le courtier physique propose un contact humain en agence. Sur le fond (négociation, réseau bancaire), les deux peuvent être performants. Le critère décisif reste la transparence et la spécialisation, pas le canal.

Le courtier peut-il me garantir un taux ?

Non. Aucun courtier sérieux ne peut garantir un taux avant l’accord définitif de la banque. Il peut vous donner une estimation basée sur votre profil et le marché actuel, mais la décision finale appartient à l’établissement prêteur. Méfiez-vous des promesses trop précises.

La prochaine étape pour vous : Avant de contacter un courtier, préparez vos trois derniers bulletins de salaire, vos relevés bancaires et une estimation du bien visé. Un dossier complet dès le premier contact accélère tout le processus.

Plutôt que de conclure, posez-vous cette question : le courtier que vous envisagez répond-il aux cinq critères que nous venons de détailler ? Si vous avez un doute sur un seul d’entre eux, continuez à chercher. Des acteurs comme Pretto ont justement construit leur modèle pour répondre à ces exigences de transparence.

Précisions sur le choix d’un courtier

Limites de ce contenu :

  • Les critères présentés sont des indicateurs généraux : chaque situation nécessite une évaluation personnalisée
  • Les frais et délais mentionnés sont des moyennes constatées en 2025-2026 et varient selon les régions et profils
  • L’inscription ORIAS est obligatoire mais ne garantit pas la qualité du service

Risques à connaître :

  • Risque de frais cachés si le mandat de courtage n’est pas lu attentivement
  • Risque de délais rallongés si le courtier n’a pas de partenariat avec votre banque cible
  • Risque de conseil orienté si la rémunération du courtier dépend uniquement de la banque

Pour toute vérification, consultez le registre ORIAS (registre officiel) ou l’ACPR (autorité de contrôle prudentiel).

Rédigé par Thomas Mercier, conseiller en crédit immobilier exerçant en cabinet indépendant depuis 2018. Basé en région bordelaise, il accompagne principalement des primo-accédants et investisseurs locatifs dans leurs démarches de financement. Son approche privilégie la transparence sur les conditions réelles du marché et l'analyse comparative multi-bancaire.